Ces derniers deviennent les interlocuteurs directs des différents établissements de crédit. Les taux du crédit relatifs à une procédure de rachat sont généralement inférieurs au crédit initialement contracté. Ils doivent obligatoirement être mentionnés par écrit dans le contrat de prêt. Le taux effectif global est régi par le code de la consommation. Il tient compte des intérêts ainsi que des diverses commissions des intervenants dans la constitution du prêt. Par contre la rémunération des officiers ministériels tout comme les garanties ne sont pas prises en compte dans le calcul du taux. En cas de prêt requérant un remboursement étalé sur plusieurs périodes, il faut aussi considérer les modalités d’amortissement de la dette.
Rachat de crédit : La loi Scrivener
La Loi Scrivener porte la date du 13 juillet 1979 sous le n°79-596. Elle ne considère pas de la même manière les crédits de consommation et les crédits immobiliers. Cette disposition légale est relative aux emprunts est destinée à protéger les consommateurs « contre les dangers du crédit ». En outre, elle s’applique également au rachat de crédit, cette opération qui consiste à regrouper en une seule dette tous les emprunts que vous avez antérieurement contractés.
Crédit à la consommation, délai de réflexion
Pour cette loi puisse s’appliquer, il faut un crédit à la consommation ne dépassant pas 21 342 € et dont le remboursement s’étale sur une durée d’au moins trois mois. Elle contraint les établissements prêteurs à transmettre au client une OFFRE PREALABLE DE CREDIT. La loi Scrivener accorde également un délai de réflexion minimum de 15 jours minimum, à compter de la date d’émission de l’Offre Préalable de Crédit. Pendant cette période l’organisme de crédit ne peut toucher à aucun terme de l’offre. Après retour de l’offre signée, le client dispose de sept jours de délai de rétractation.
Le délai de réflexion pour le crédit immobilier
La loi Scrivener concerne les prêts destinés à l’achat d’immeubles à usage d’habitation ou pour utilisation professionnelle, l’achat de terrains à construire, de parts de sociétés d’immeuble. Elle porte également sur les travaux de rénovation, ou construction et tout cela un montant qui dépasse 21 342 €. Le client dispose d’au moins 10 jours de réflexion. Soulignons que la loi Scrivener met en œuvre des mesures pour l’information et la protection du consommateur de crédit immobilier.
Présentation de la Loi MURCEF
La Loi MURCEF est un texte essentiel pour toute personne impliquée dans une procédure d’emprunt, de crédit ou le rachat de crédit. Elle concerne les Mesures Urgentes de Réformes à Caractère Economique et Financier. La loi MURCEF a été décrétée officiellement le 11 décembre 2001 et renforcée le 1er juillet 2006. Cette loi s’efforce de garantir une complète transparence des opérations se déroulant entre les différents intervenants dans la procédure d’octroi d’un crédit. Ainsi, elle entend préserver la bonne entente entre les différents établissements de crédit et leurs clients. Les grandes lignes de la loi concernent les obligations des établissements de crédit. Elle traite notamment des comptes bancaires, dont les frais de gestion doivent obligatoirement être spécifiés par écrit dans le contrat liant l’emprunteur à une banque. De même, toute mise à jour tarifaire ou liée aux services doit être notifiée au client avec 3 mois d’avance, ce dernier a alors 2 mois pour contester s’il le souhaite.
Statut du rachat de crédit par rapport à la Loi MURCEF
La Loi MURCERF désigne les intermédiaires à solliciter par les établissements de crédit, en cas de litiges. Ces médiateurs impartiaux sont publient un rapport annuel visé ensuite par le un comité mené par le président de la Banque de France. La Loi est notamment prépondérante dans le domaine du rachat de crédit, plus spécifiquement en ce qui concerne la règlementation des publicités. Elle est à l’origine de la mention présente dans toute publicité pour les services d’un courtier ou des assureurs, expliquant qu’aucun prélèvement financier ne peut être exigé d’un particulier, tant qu’il n’a pas encore perçu de prêt. Chaque réclame doit également faire figurer les coordonnées exactes de l’organisme assurant l’octroi du crédit. Tout non respect de ces dispositions est passible d’une amende de 3750 euros.