Dans toute entreprise, la performance financière ne se joue pas uniquement sur le chiffre d’affaires. Elle se construit aussi, et souvent en silence, dans la manière dont sont gérés les achats directs et indirects. Une organisation claire des flux d’approvisionnement permet non seulement de fluidifier les opérations quotidiennes, mais aussi de dégager un potentiel d’économies considérable, capable de transformer durablement la marge brute d’une structure, qu’elle soit petite ou grande.
En quelques points
- La distinction entre achats directs, liés à la production, et indirects, liés au support, est indispensable pour optimiser la marge brute d’une entreprise.
- Les achats indirects représentent en moyenne 20 % des dépenses totales et offrent un potentiel d’économies significatif, souvent sous-exploité faute de visibilité.
- La gestion inefficace des achats indirects favorise les ‘achats sauvages’, qui échappent aux circuits de validation et complexifient le pilotage des coûts.
- Structurer le processus d’achat par la collecte de données, l’analyse des risques et la fixation d’objectifs SMART permet de maximiser la rentabilité globale.
- La digitalisation et l’automatisation des processus ‘procure-to-pay’ permettent de réduire drastiquement les coûts opérationnels tout en limitant les erreurs.
- L’utilisation de solutions technologiques assistées par l’intelligence artificielle permet aux acheteurs de se recentrer sur des missions à plus forte valeur ajoutée.
- Le pilotage continu via des indicateurs de performance clés et le suivi du ROI est essentiel pour garantir l’efficacité des stratégies d’achat sur la durée.
Comprendre la distinction entre achats directs et indirects
Avant d’envisager toute optimisation, il convient de savoir de quoi l’on parle réellement. Les achats directs concernent tout ce qui entre dans la fabrication du produit ou service vendu par l’entreprise, tandis que les achats indirects englobent l’ensemble des dépenses de support qui permettent le fonctionnement quotidien de la structure, comme la fourniture de bureau, les prestations informatiques ou encore les frais de déplacement. Cette distinction est fondamentale car elle conditionne la façon dont chaque catégorie doit être pilotée, et il ne faut jamais négliger ce point important pour la suite de l’analyse.
Définition et caractéristiques des achats directs
Les achats directs sont intimement liés à la chaîne de production. Ils représentent les matières premières, composants ou services directement intégrés dans l’offre commerciale de l’entreprise. Leur suivi est généralement rigoureux car toute variation de prix ou de qualité impacte immédiatement le produit final et, par extension, la marge brute. Les équipes achats consacrent souvent une attention particulière à cette catégorie, avec des процессus de négociation avancés et un portefeuille fournisseurs soigneusement sélectionné pour garantir stabilité et compétitivité.

Spécificités des achats indirects et leur gestion
À l’inverse, les achats indirects sont souvent perçus comme secondaires, alors qu’ils représentent en moyenne 20% des dépenses totales d’une entreprise. Ce pourcentage n’est pas anodin : il cache un potentiel d’économies significatif, puisque des gains de 10 à 25% sont régulièrement observés sur ce type de dépenses lorsqu’elles sont correctement analysées. Le problème est que ces achats prennent du temps à gérer et ne sont souvent pas suivis avec la même rigueur que les achats directs, ce qui explique pourquoi 79% des entreprises n’ont pas de vision globale des dépenses liées à leurs achats indirects. Cette situation ouvre la porte à ce que l’on appelle les achats sauvages, ces commandes passées hors des circuits validés, qui représentent jusqu’à 60% des commandes, 75% des fournisseurs et 85% des articles référencés dans certaines organisations.
Structurer un processus d’achats performant pour optimiser la marge brute
La mise en place d’une organisation structurée n’est pas un simple exercice administratif, c’est un véritable levier de rentabilité. Considérons une entreprise réalisant 1 milliard d’euros de dépenses, dont 200 millions d’euros consacrés aux achats indirects : ignorer 10% d’économies potentielles sur ce périmètre revient à négliger 20 millions d’euros, une somme qui pourrait pourtant renforcer sensiblement la santé financière de l’entreprise.
Les étapes clés d’un processus d’achat structuré
Structurer efficacement la gestion des achats indirects repose sur une méthode progressive. Il s’agit d’abord de collecter des données fiables sur l’ensemble des dépenses, puis d’analyser ces informations pour identifier les postes les plus significatifs. Vient ensuite l’étape de mesure des risques associés à chaque catégorie de fournisseurs, suivie de la définition d’objectifs SMART réalistes et mesurables. L’évaluation des systèmes de procurement existants permet ensuite d’identifier les failles, avant d’engager une collaboration renforcée avec l’ensemble des acteurs de la chaîne. Enfin, l’observation continue des résultats permet d’ajuster la stratégie en permanence. Cette logique rejoint directement la loi de Pareto, puisque 80% des résultats proviennent généralement de 20% des actions entreprises, un principe particulièrement vrai lorsqu’on observe que les achats catégorie C représentent seulement 20% des dépenses totales tout en impliquant près de 80% des fournisseurs.

Outils et méthodes pour automatiser vos achats
La digitalisation des achats constitue aujourd’hui un accélérateur incontournable de performance. Le déploiement d’un processus P2P digitalisé permet par exemple de réduire les coûts associés jusqu’à 42%, un chiffre qui illustre à quel point l’automatisation transforme concrètement les résultats financiers. Les projections indiquent d’ailleurs que 75% des achats indirects seront réalisés depuis une place de marché d’ici 2022, confirmant une tendance de fond vers des outils centralisés et intelligents. Dans ce contexte, des solutions comme Cortex x Impact³ apportent une réponse adaptée selon les besoins : renforcement de la performance des équipes Achats dans le secteur privé, garantie de conformité et de performance pour les services Achats du secteur public, ou encore assistance avancée pour les équipes Achats des PME et ETI. L’intelligence artificielle ne remplace pas les consultants achats, elle réinvente plutôt leur rôle en leur permettant de se concentrer sur les tâches à forte valeur ajoutée.
Mesurer et piloter l’impact de vos achats sur la rentabilité
Une organisation performante ne se contente pas de mettre en place des processus, elle les mesure en continu pour garantir leur efficacité réelle sur la rentabilité de l’entreprise.

Indicateurs de performance à suivre au quotidien
Le suivi rigoureux des indicateurs achats est indispensable pour piloter efficacement la fonction. Parmi les outils disponibles, un calculateur ROI permet d’évaluer précisément le temps gagné grâce à une solution comme Cortex x Impact³ au sein des équipes Achats. La donnée occupe une place centrale dans cette démarche, et le data management devient une compétence stratégique pour transformer des chiffres bruts en décisions concrètes. Un diagnostic Achats 360° permet également d’évaluer la maturité de la fonction achats et d’identifier les axes d’amélioration continue, tandis que des ressources gratuites, un blog spécialisé et une communauté LinkedIn active offrent aux professionnels un accès permanent à des retours d’expérience concrets.
Actions concrètes pour réduire les coûts et gagner en marge
Sur le terrain, plusieurs leviers concrets permettent d’agir rapidement. La mise en place d’un référentiel d’achats clair, la réduction ciblée du portefeuille fournisseurs, l’optimisation de la logistique et le suivi rigoureux des indicateurs constituent des actions accessibles à toute organisation souhaitant progresser. La maîtrise des achats indirects peut ainsi générer jusqu’à 10% d’économie financière directe, et dans certains cas, améliorer la marge brute jusqu’à 50%, un résultat qui mérite clairement d’y consacrer des ressources dédiées. Les formations spécialisées, comme la Swott Academy ou les masterclass dédiées à l’intelligence artificielle et à la négociation achats, permettent aux équipes de monter en compétence rapidement, avec plus de 400 thématiques disponibles couvrant les achats, la RSE et le data management. Enfin, l’intégration d’une politique d’achats responsables ne s’oppose pas à la performance économique : elle la renforce, en construisant une relation de confiance durable avec les fournisseurs et en anticipant les exigences réglementaires à venir. C’est précisément dans cette dynamique que Swott propose une réponse concrète, et il suffit de dire tissé une toile pour comprendre à quel point les leviers achats, une fois bien articulés entre eux, créent un maillage cohérent au service de la rentabilité globale de l’entreprise.


















